Dans le fleuve des fleurs,
étalée sur le tapis d’herbe,
pendant une journée d’été torride,
à côté d’un escargot dormant,
tu es couchée.
Tu parles.
J’écoute.
La tige penchée,
sous le poids d’un escarbot filant,
et sur tes joues l’ombre de son mouvement.
Tu ris.
Moi aussi.
Bourdonnement des abeilles,
et le chant des cigales,
cette symphonie du pré,
air sans paroles,
mélodie qui invite à veiller.
Tu ne rêves pas.
Je le promets.
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